Philippe Schnobb se questionne aujourd’hui sur le fait de suivre les blogues durant la soirée électorale :
Bref, je suis perplexe ce matin… Et à la recherche d’une bonne idée pour la prochaine fois…
Je ne crois pas qu’il y ait grand avantage à consommer live les blogues. Ce n’est pas là qu’on mesure le richesse des blogues. Ce qui résulte d’une séance live blogging restera, selon moi, toujours limité. Ce qui ne veut pas dire que l’exercice ne vaut pas la chandelle; mais encore faut-il qu’il y ait du contenu.
J’ai déjà fait, la semaine dernière, une début de réflexion sur les blogues et la campagne ( outils de campage : La guerre des blogues). Un point que je n’avais pas soulevé par contre, mais qui ressort tellement à la fin de cette campagne – et qui est probablement un peu à la base de la perplexité de P. Schnobb : la quasi absence du politique dans la blogosphère québécoise.
Il faut consulter les Blogrolls politiques de Gregory D. Morrow (celui qui, avec DemocraticSpace, nous a tenu en haleine tout au long de la campagne) pour prendre la mesure comment il ne se fait rien ici… comparativement à ailleurs.
Moi aussi, je suis perplexe à la fin de ces élections. Et je pose la question : où sont les bloggeurs politiques du Québec ?
– Est-ce l’outil blogue qui n’a pas encore réussi à s’implanter parmi les personnes intéressées/ interpelées par la politique ?
ou
– Est-ce plutôt que cette absence de blogueurs politiques ne fait que réfléter un désintérêt généralisé (grandissant ?) pour les questions politiques au Québec ?
« il ne se fait rien ici… comparativement à ailleurs. »
Nous utilisons moins Internet que le reste des canadiens (exception faite des Maritimes). Ainsi, 68% des montréalais ont utilisé Internet en 2005 comparativement à 75% des torontois. Ça donne peut-être une partie de la réponse en ce qui a trait à la comparaison.
Source : Statistique Canada
« il ne se fait rien ici… comparativement à ailleurs. »
Nous utilisons moins Internet que le reste des canadiens (exception faite des Maritimes). Ainsi, 68% des montréalais ont utilisé Internet en 2005 comparativement à 75% des torontois. Ça donne peut-être une partie de la réponse en ce qui a trait à la comparaison.
Source : Statistique Canada
Il ne faut pas se le cacher, le Québécois moyen ne sait pas encore ce qu’est un blogue pas plus qu’il ne connaît son utilité réelle. J’en ai moi-même un qui n’est pas encore à la hauteur de mes attentes. Si on considère qu’il faut du temps pour faire un site de qualité (comme le vôtre), ce médium semble pour le moment être plus indiqué pour les gens qui ne sont pas encore absorbé par le cyclone de la vie d’aujourd’hui (j’entends boulot-enfants-petits loisirs-boulot-boulot …). C’est pourquoi cette forme de communication est beaucoup plus utilisée par la génération des 16-30 ans (et j’en suis). C’est justement là que le bât blesse. Le manque de contenu et l’absence de la pensée bien construite que l’on observe dans les blogues ne sont que le reflet du désintérêt des jeune blogistes face au genre politique. Par contre, jamais je n’ai senti une participation aussi grande aux discussions que depuis le début des dernières élections provinciales. Sans tomber dans le cliché, la sphère des opinions se démocratise et s’ouvre comme jamais auparavant. Oui, comme blogueurs, je crois que nous avons du retard à reprendre si on se compare aux Américains (je ne parle pas ici de quantité mais de qualité). Mais comme le disait parfois ma mère : « La semence politique est en dedans de toi. Il faut juste l’arroser et l’entretenir ». Donons-nous le temps. Nous sommes donc à l’aube d’une nouvelle forme de politisation.
Sébastien Roy
Vaudreuil-Dorion
seb_roy2002@yahoo.ca
http://www.librepenseedelaseigneurie.blogspot.com/
Il ne faut pas se le cacher, le Québécois moyen ne sait pas encore ce qu’est un blogue pas plus qu’il ne connaît son utilité réelle. J’en ai moi-même un qui n’est pas encore à la hauteur de mes attentes. Si on considère qu’il faut du temps pour faire un site de qualité (comme le vôtre), ce médium semble pour le moment être plus indiqué pour les gens qui ne sont pas encore absorbé par le cyclone de la vie d’aujourd’hui (j’entends boulot-enfants-petits loisirs-boulot-boulot …). C’est pourquoi cette forme de communication est beaucoup plus utilisée par la génération des 16-30 ans (et j’en suis). C’est justement là que le bât blesse. Le manque de contenu et l’absence de la pensée bien construite que l’on observe dans les blogues ne sont que le reflet du désintérêt des jeune blogistes face au genre politique. Par contre, jamais je n’ai senti une participation aussi grande aux discussions que depuis le début des dernières élections provinciales. Sans tomber dans le cliché, la sphère des opinions se démocratise et s’ouvre comme jamais auparavant. Oui, comme blogueurs, je crois que nous avons du retard à reprendre si on se compare aux Américains (je ne parle pas ici de quantité mais de qualité). Mais comme le disait parfois ma mère : « La semence politique est en dedans de toi. Il faut juste l’arroser et l’entretenir ». Donons-nous le temps. Nous sommes donc à l’aube d’une nouvelle forme de politisation.
Sébastien Roy
Vaudreuil-Dorion
seb_roy2002@yahoo.ca
http://www.librepenseedelaseigneurie.blogspot.com/
Je ne crois pas qu’il faille regarder au même endroit que pour les autres; la blogosphère a besoin d’une masse critique pour exister. Je ne suis pas sûr que le Québec possède (ou possèdera sa blogosphère) d’une façon aussi visible que les autres.
Elle est absorbée en ce moment entre 3 centres : la canadienne, l’américaine et la française.
Bloguer en anglais au Québec nous place dans la sphère canadienne anglaise ou américaine. Bloguer en français, nous place dans la blogosphère francophone (donc française par moment).
Il nous manque une masse critique pour être réellement centré sur notre politique, notre culture, nos problématiques.
Je crois plutôt qu’il faut inclure tous les outils du réseau, y compris les forum et les portails pour commencer à voir que la politique québécoise se discute sur Internet.
Je considère http://www.vigile.net comme un grand centre de politique citoyenne québécoise. Mais il n’a pas la forme d’un blogue, mais est un mix entre un portail, des news et des chroniques (papier et web).
Le problème à mon avis n’est pas le fait que l’on parle pas de politique, mais que l’on n’arrive pas au Québec à se (re)trouver et à avoir des lieux publics virtuels de grande ampleur « entre nous ».
Je ne crois pas qu’il faille regarder au même endroit que pour les autres; la blogosphère a besoin d’une masse critique pour exister. Je ne suis pas sûr que le Québec possède (ou possèdera sa blogosphère) d’une façon aussi visible que les autres.
Elle est absorbée en ce moment entre 3 centres : la canadienne, l’américaine et la française.
Bloguer en anglais au Québec nous place dans la sphère canadienne anglaise ou américaine. Bloguer en français, nous place dans la blogosphère francophone (donc française par moment).
Il nous manque une masse critique pour être réellement centré sur notre politique, notre culture, nos problématiques.
Je crois plutôt qu’il faut inclure tous les outils du réseau, y compris les forum et les portails pour commencer à voir que la politique québécoise se discute sur Internet.
Je considère http://www.vigile.net comme un grand centre de politique citoyenne québécoise. Mais il n’a pas la forme d’un blogue, mais est un mix entre un portail, des news et des chroniques (papier et web).
Le problème à mon avis n’est pas le fait que l’on parle pas de politique, mais que l’on n’arrive pas au Québec à se (re)trouver et à avoir des lieux publics virtuels de grande ampleur « entre nous ».